Être intérimaire, ce n’est pas seulement accepter une mission ou en refuser une. Bien souvent, ce sont des contraintes très concrètes du quotidien qui empêchent de travailler, même lorsque la motivation est là. Le FASTT intervient pour lever des freins spécifiques liés à l’intérim : il s’inscrit dans une logique d’accès durable à l’emploi. Dans quels cas et de quelle manière ? On fait le point.
Problème n°1 : « J’ai une mission, mais pas de voiture »
La mobilité reste l’un des premiers freins à l’intérim. Sans solution de transport adaptée, certaines missions deviennent inaccessibles, quelles que soient les compétences.
Quand l’absence de transport devient un frein à l’emploi
De nombreuses situations liées aux transports peuvent rendre difficile l’accès à l’emploi et il n’est pas rare qu’une mission d’intérim soit refusée non par manque de compétences, mais par impossibilité de s’y rendre.
Cela peut être parce que la mission est située en zone industrielle ou rurale, mal desservie par les transports ou parce qu’elle implique des horaires décalés incompatibles avec les transports en commun. Le véhicule du candidat peut également être en panne ou il peut même y avoir une absence totale de moyen de transport.
Dans ces cas précis, le FASTT propose des solutions concrètes pour aider à accéder à la mission visée :
- Il accompagne les intérimaires à la mobilité (participation au permis de conduite, réparation de véhicule)
- Il propose des solutions temporaires pour sécuriser les trajets domicile-travail (prêt d’un véhicule de location jusqu’à 60 jours et jusqu’à 100 km/jour).
- Il met à disposition des aides immédiates (d’un montant allant de 500 à 8 000 €)
Problème n°2 : « J’ai une mission, mais pas de logement »
Le logement peut devenir un obstacle lorsque les missions impliquent un changement de lieu ou une organisation temporaire. Ce frein est fréquent dans les parcours en intérim et très souvent, certaines missions nécessitent une solution rapide, parfois difficile à trouver seul.e.
Refuser une mission faute de solution d’hébergement
Il est courant qu’un intérimaire refuse une mission éloignée de son domicile, ou que son logement actuel soit inadapté à la durée ou à la localisation de la mission. Dans le cas d’une mission courte, il peut être difficile de trouver un logement rapidement. De nombreux refus de mission sont finalement liés à l’absence de solution d’hébergement.
Pour y remédier, l’intérimaire peut compter sur le FASTT qui propose un accompagnement au logement (simulateurs, conseils, module pour constituer un dossier) ou des solutions temporaires adaptées aux contraintes de l’intérim. Il aide à sécuriser une situation résidentielle fragile en prenant en charge une partie du coût de location du logement (300 € maximum par année civile) ou met à disposition sa garantie Visale : un service de gestion du loyer à destination du propriétaire pour le convaincre et le rassurer.
Problème n°3 : « Je dois refuser des missions à cause de la garde d’enfants »
La garde d’enfants est un enjeu majeur pour de nombreux intérimaires, en particulier lorsque les horaires sont atypiques. Sans solution adaptée, certaines opportunités professionnelles deviennent inaccessibles, d’autant plus que les contraintes liées à la garde d’enfants se manifestent souvent de manière imprévisible.
Quand la garde d’enfants conditionne l’accès à l’emploi
Des horaires atypiques (tôt le matin, tard le soir, travail le week-end), l’absence de solution de garde ponctuelle ou d’urgence, le fait que le parent soit isolé ou sans relais familial rendent certaines missions impossibles à accepter malgré la motivation.
Heureusement, le FASTT met à disposition des intérimaires des aides et solutions liées à la garde d’enfants :
- Accompagnement des parents intérimaires face aux contraintes horaires
- Solutions adaptées aux imprévus et aux besoins ponctuels, à domicile ou en crèche.
Problème n°4 : « Je traverse une période personnelle ou financière compliquée »
Certaines périodes de la vie rendent l’accès à l’emploi plus fragile. Ces situations peuvent impacter directement la continuité des missions et bien que les difficultés rencontrées ne soient pas toujours visibles, leurs conséquences sont pourtant bien réelles.
Prévenir plutôt que subir une rupture de parcours
En cas de difficulté budgétaire passagère, d’accident, problème de santé ou arrêt temporaire mais aussi en cas de situation personnelle instable impactant l’accès ou le maintien dans l’emploi, l’intérimaire peut compter sur l’aide du FASTT.
Ce Fonds d’Aide Sociale du Travail Temporaire offre :
- Des dispositifs d’accompagnement et d’orientation
- Une aide à faire face à une difficulté temporaire (permis de conduire, achat d’un véhicule, équipement pour le logement)
- Un soutien financier pour sécuriser le parcours professionnel (prise en charge des accidents de travail)
- Une logique de prévention plutôt que d’intervention tardive
Problème n°5 : « Je ne sais pas si j’y ai droit ou si c’est pour moi »
Beaucoup d’intérimaires ne sollicitent pas le FASTT simplement par manque d’information. Ce dispositif reste encore trop souvent méconnu et certaines idées reçues empêchent d’envisager le FASTT comme une solution possible. Ce fonds d’aide a justement été conçu pour répondre à des situations très fréquentes dans l’intérim.
Renoncer à une aide par manque d’information
Le plus souvent, l’intérimaire pense que le FASTT est réservé aux situations extrêmes : il y a une méconnaissance des aides existantes ou alors le dispositif est perçu comme complexe ou inaccessible. Au contraire, ce dispositif est accessible à de nombreux intérimaires (dès la première heure de mission ou dès 414 heures sur les 12 derniers mois) :
- Il offre des aides concrètes.
- Les solutions sont activables avant que la situation ne se dégrade.
- Il est un complément au rôle de l’agence d’intérim.
En effet, les agences d’intérim comme ETRE emploi ne sont pas là uniquement pour proposer des missions, elles sont aussi là pour orienter vers les bons dispositifs. Le FASTT fait partie de cet écosystème. Alors si une mission vous intéresse mais qu’un frein vous empêche de l’accepter, parlez-en. Des solutions existent souvent !