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Alcool, drogues, sécurité : la prévention en entreprise

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Choisir entre l'alcool ou conduire

Le 13 octobre 2026, l’Assurance maladie l’a confirmé : en 2025, 783 personnes sont décédées dans un accident du travail dans le secteur privé, soit 19 de plus qu’en 2024. Face à cette situation, les entreprises se doivent plus que jamais de veiller au respect des consignes de sécurité. La consommation d’alcool et de drogues fait partie des risques à prendre en compte. Un sujet qui concerne directement nos intérimaires en industrie, en logistique et sur les chantiers, et sur lequel nous avons souhaité faire le point.

Record d’accidents du travail mortels en 2025

L’Assurance maladie a recensé 783 décès liés à des accidents du travail en 2025, contre 764 en 2024. À ces décès s’ajoutent 344 morts dans des accidents de trajet et 204 liés à des maladies professionnelles : soit 1 331 décès au total.

Les secteurs du bâtiment et du transport sont les plus touchés. Tous secteurs confondus, les jeunes salariés (moins de 25 ans) sont également particulièrement concernés. Ils représentent 16 % des accidents du travail et 23 % des accidents de trajet.

Il faut donc agir : mais comment réduire les risques d’accident au travail ? En renouvelant, par exemple, les campagnes de prévention :

  • sur le port des équipements de protection individuelle (EPI) ;
  • sur les gestes et postures, manutention et troubles musculosquelettiques (TMS) ;
  • sur les risques routiers et sécurité des trajets domicile-travail ;
  • sur le stress et risques psychosociaux (RPS) ;
  • et sur l’alcool et drogues au travail, le sujet qui nous intéresse ici.

La prévention pour limiter les risques d’accident

Légalement, c’est l’employeur qui est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Il lui revient de prendre les mesures nécessaires pour prévenir les accidents, notamment lorsque la consommation d’alcool ou de drogues est susceptible de compromettre la sécurité au travail. C’est notamment le cas pour les salariés qui conduisent un véhicule professionnel ou occupent un poste présentant des risques pour eux-mêmes ou pour les autres (exemple : caristes, conducteurs d’engin, opérateurs sur machine, etc.).

Des contrôles de plus en plus nombreux en entreprise

Mais comment s’assurer qu’un salarié est en mesure de travailler en sécurité ? En effectuant des contrôles, inopinés parfois ! L’employeur peut en effet organiser des contrôles d’alcoolémie et des dépistages de stupéfiants, sous certaines conditions.

Le contrôle d’alcoolémie en entreprise

Pour l’alcoolémie, plusieurs conditions doivent être respectées :

  • Le contrôle doit être prévu dans le règlement intérieur ou dans une note de service.
  • Il doit être justifié par la nature du poste occupé et les risques encourus.
  • Il doit être réalisé en présence d’un tiers, par exemple un membre du comité social et économique (CSE).
  • Le salarié dispose du droit de contester le résultat en demandant une contre-expertise.

À noter qu’un test positif ne signifie pas automatiquement que la consommation a eu lieu au travail ou juste avant la prise de poste. L’alcool consommé la veille laisse parfois des traces le lendemain. Un salarié qui reprend le volant d’un véhicule professionnel alors qu’il est toujours alcoolisé met en danger sa sécurité et celle des autres. Consommer de l’alcool, même en dehors du cadre de travail, peut donc avoir des conséquences.

Le dépistage de stupéfiants au travail

L’employeur peut mettre en place des tests salivaires, là encore à condition que le dispositif soit prévu par le règlement intérieur et justifié par les risques liés au poste occupé.

Les contrôles aléatoires sont réservés aux postes dits « hypersensibles drogue et alcool », pour lesquels une consommation présente un danger particulièrement élevé pour le salarié ou pour les autres. Un supérieur hiérarchique formé à son utilisation peut réaliser le test, sans intervention obligatoire d’un professionnel de santé.

Le salarié doit toutefois être informé du contrôle et disposer de la possibilité de demander une contre-expertise médicale, à la charge de l’employeur. Quel que soit le résultat, il doit rester confidentiel.

À noter également qu’un test positif révèle une consommation récente, mais ne prouve pas à lui seul que le salarié est encore sous l’emprise d’un stupéfiant.

Quelles sanctions en cas de contrôle positif ?

La consommation d’alcool ou de stupéfiants présente des risques lorsqu’elle altère les capacités nécessaires à l’exercice du travail. Dans les deux cas (alcool ou drogue), un salarié dont l’état compromet la sécurité s’expose à des conséquences disciplinaires. Selon les circonstances, celles-ci peuvent aller jusqu’au licenciement pour faute grave. Et ce n’est pas tout ! En cas d’accident du travail lié à la consommation d’alcool ou de stupéfiants, l’indemnisation par l’Assurance maladie peut être remise en cause.

Que faire en cas de doute avant de reprendre le travail ?

Après avoir consommé de l’alcool ou des stupéfiants, on peut se sentir en état de travailler sans l’être réellement. La prudence est particulièrement importante avant de conduire un véhicule (professionnel ou non), ou d’utiliser des équipements dangereux.

Alors, que faire en cas de doute ? Chez ETRE emploi, notre conseil à nos intérimaires est clair : toujours nous contacter avant de reprendre son poste !

 

Sources : Assurance maladie, Légifrance.gouv.