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Et si on arrêtait de juger les parcours atypiques ?

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Une femme est à table avec son ordinateur portable

« Je n’ai jamais travaillé dans ce secteur… Je n’ai sans doute aucune chance. »

Cette phrase, nos chargées de recrutement l’entendent souvent. Certains candidats hésitent même à postuler, convaincus que leur parcours ne correspond pas aux attentes des entreprises. Ils ont changé de métier, connu une période d’arrêt ou simplement emprunté un chemin différent et leur premier réflexe est souvent le même : se mettre eux-mêmes de côté.

Pourquoi un parcours « différent » nous déstabilise-t-il ?

Un CV rassure lorsqu’il suit une certaine logique. Même métier, même secteur, progression régulière… En quelques lignes, le recruteur retrouve des repères et c’est plutôt compréhensible.

Mais la réalité est rarement aussi simple. Derrière une reconversion, il y a parfois un métier devenu trop physique. Ailleurs, c’est une entreprise qui ferme, l’envie de retrouver du sens ou l’opportunité de découvrir un nouvel univers. Réduire ces choix à une simple rupture dans un parcours, c’est passer à côté de ce qui les explique.

C’est pourtant ce que l’on remarque en premier sur un CV. Il indique où une personne a travaillé, mais beaucoup moins ce qu’elle y a appris, les responsabilités qu’elle a prises ou la façon dont elle s’est adaptée. C’est aussi pour cette raison que nous privilégions, dès que possible, une rencontre avec les candidats.

Changer de métier ne signifie pas repartir de zéro

Une ancienne commerçante ne perd pas son sens de l’organisation parce qu’elle change de secteur. Un cuisinier reste habitué à travailler avec méthode, sous pression et en équipe. Un professionnel du bâtiment conserve sa rigueur et son sens des responsabilités, même lorsqu’il découvre un nouvel environnement. Ces qualités ne sautent pas toujours aux yeux lorsqu’on parcourt un CV. Elles apparaissent souvent lors d’un échange en tête à tête, quand le candidat raconte son parcours, explique ses choix ou évoque une difficulté qu’il a dû surmonter.

C’est souvent à ce moment-là que naît l’envie de défendre une candidature auprès de l’entreprise.

Les plus belles réussites ne rentraient pas dans les cases

Chez ETRE emploi, plusieurs recrutements en sont la preuve.

Stéphanie gérait un magasin de vêtements. Aujourd’hui, elle est comptable dans une industrie spécialisée dans la transformation des métaux. Olivier, maçon-carreleur pendant de nombreuses années, travaille désormais comme magasinier dans une entreprise d’électricité et Dominique, cuisinier de formation, a trouvé sa place au sein d’une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables.

Si l’on s’était arrêté à leur métier d’origine, aucun d’entre eux n’aurait probablement occupé son poste actuel. C’est en échangeant avec eux que d’autres pistes se sont dessinées. Ces recrutements doivent beaucoup à l’expérience de nos chargées de recrutement, mais aussi au temps qu’elles consacrent à comprendre les personnes qu’elles rencontrent.

Et si le vrai risque était de passer à côté d’un talent ?

Chercher un profil qui coche toutes les cases est rassurant pour le recruteur, mais il arrive que le meilleur candidat soit celui auquel on n’avait pas pensé. Bien sûr, certains métiers exigent une expertise technique (et elle reste indispensable). Cependant lorsqu’une entreprise est prête à accompagner une prise de poste, la motivation, la capacité d’adaptation et l’envie d’apprendre deviennent des atouts considérables.

Notre métier consiste avant tout à mettre en relation une entreprise et une personne. Pour y parvenir, il faut parfois accepter de regarder un parcours avec un peu moins de certitudes… et un peu plus de curiosité.